LE PHARE DE CORDOUAN
Presque chaque année nous allons au Phare de Cordouan avec nos amis de passage à Bapaume.
Le trajet pour s'y rendre se fait en vedette au départ de Royan. A l'approche du phare nous sommes transbordés dans un zodiac qui nous dépose sur le banc de sable (photo ci-dessous).
Le phare de Cordouan se trouve à 7 kilomètres en mer, à égale distance des côtes girondines et charentaises. Il est le plus ancien des phares français encore en activité. La partie basse jusqu'à la deuxième galerie, correspond à l'édifice construit de 1584 à 1611. En 1789 eut lieu l'élévation du phare actuel. Il a été classé monument historique en 1862.

Haut de 67,50 mètres il est composé d'une tour tronconique en maçonnerie et pierre de taille reposant sur un mur d'enceinte de 41 mètres de diamètre et de 8,30 mètres de hauteur également en pierre de taille. Au pied du mur d'enceinte une digue de 260 mètres faite de pierres apparentes facilite le débarquement des approvisionnements nécessaires aux gardiens.

L'ascension jusqu'à la lanterne (311 marches) permet de découvrir un merveilleux panorama

L'histoire du phare de Cordouan reste mystérieuse, et son nom même demeure encore une enigme. La tradition rapporte que ce nom lui fut donné parce que les négociants d'Espagne qui venaient charger des vins de bordeaux, en particulier ceux de la ville de Cordoue, demandèrent puis obtinrent qu'une tour soit construite à l'entrée de l'embouchure de la Gironde. Un phare primitif fut ainsi bâti vers 1360 sur les ordres du célèbre Prince Noir (Edouard Prince de Galles).
De forme polygonale il s'élevait à 16 mètres au-dessus du sol et était terminé par une plate-forme sur laquelle on allumait un feu de bois. Un ermite était chargé d'entretrenir le feu et il percevait pour sa peine un droit pour chaque navire qui entrait dans le fleuve.
Mais les assauts répétés de l'océan et du vent ne cessaient de détériorer l'édifice. Les gouverneurs successifs de la Guyenne s'inquiétèrent de cette situation, et sollicitèrent l'intervention du roi Henri II puis celle de Catherine de Médicis, en vain. Il fallut attendre le règne d'Henri III et l'année 1584 pour que la reconstruction fut décidée.